lundi 23 mars 2015

Užsienio kalbos: anglų - Kovo dvidesimt trecias


"langue étrangère :anglais"


Bonjour, aujourd'hui, 23 Mars, reste deux semaines avant de revenir en France, même si pour l'instant, je n'y pense pas vraiment, il faut profiter de chaque instant.

C'est vrai, je commence à prendre mes habitudes dans ce pays,

Ce matin, j'ai suivi un cours d'anglais - même deux, puisque je suis resté un peu plus- au sein du Simonos Dachos Progymnasium. C'est un établissement ancien de la ville de Klaipeda, situé dans le centre historique.
Erika m'a raconté que ce bâtiment est un des plus anciens de la ville, ayant tour à tour été un lycée allemand puis soviétique. Elle y a fait toute sa scolarité sous l'ère soviétique. A l'époque, on demeurait dans un même établissement pour tout son cursus scolaire.
Aujourd'hui l'établissement accueille des élèves de 10 à 15 ans, c'est la "Basic school" lituanienne,

J'ai donc suivi un cours d'anglais avec des élèves agés de 14 ans -en 7eme année - , la première année scolaire étant à 7 ans, faites le calcul, le compte est bon; et une seconde séance avec des élèves de 4 ème année, qui ont donc 11 ans, et qui sont déjà super autonomes en anglais.

Je suis rentré dans la classe, L'aménagement est sommaire, la salle est assez petite. Impossible d'y faire rentrer plus de 20 élèves, ce qui est tant mieux. La professeur m'a confié que les cours se réalisent en petits groupes d'une douzaine d'élèves maximum.
Une séance d'enseignement en Lituaie dure toujours 45 mn. les élèves n'enchaînent jamais plusieurs fois la même matière. L'anglais est enseigné 2h15 mn par semaine. il ne faut pas s'endormir.

Les élèves s'isntallent et se mettent rapidement au travail, il n'y a pas de temps à perdre. Et le temps passe très vite ici, je ne sais pas pourquoi...

Pendant les deux séances, les enfants ont travaillé avec les manuels "New opportunities" des éditions Pearson education. C'est quand même des manuels de haut niveau ! Moi-même, je me souviens avoir travaillé avec ces manuels au lycée ou à l'université.

Ces méthodes de travail se concentrent essentiellement sur le vocabulaire, la compréhension orale et écrite. Traditionnel , dira -t-on.
Chaque élève dispose du matériel suivant: Manuel, Exercise book (même éditeur) , un cahier pour le vocabulaire et un cahier pour prendre des notes.


C'est la classe

Premier mot-clé pour définir la séance, ce serait l'autonomie, les élèves viennent , suivent et restent concentrés un maximum. Le professeur parle exclusivement en anglais sauf pour expliciter des consignes, et traduire du vocabulaire.
 Le professeur essaie de faire intervenir chacun, mais la participation n'est vraiment pas quelque chose d'obligatoire. On peut passer son cours à ne rien dire, ce n'est pas grave. S'exprimer, ce n'est pas le but, l'important, c'est de faire les exercices, répondre aux consignes, donner les bonnes réponses; et si c'est toujours le même élève qui donne les réponses, ce n'est pas grave non plus.
L'expression passe par d'autres moyens, la lecture, la compréhension orale et l'écriture. A ce sujet, j'ai été vraiment impressionné.
Ils ont une lecture de l'anglais fluide, une prononciation quasi-parfaite, ils ne cherchent pas souvent leurs mots, mais lorsqu'ils font des fautes de grammaire, ils sont rapidement repris soit par l'enseignante, soit par leurs petits camarades. Je ne sais pas comment ils font pour prononcer aussi bien, avec l'accent.

Les sujets dont ils traitent en classe: les 7eme année ont travaillé sur la radio et l'histoire de la BBC, , avec un document oral et sur une seule écoute. Ils ont aussi évoqué des thèmes transversaux comme lister les radios de la ville ou parler du groupe "Queen" et de la chanson Radio Gaga, 
Les second groupe, les 4ème années ont travaillés sur l'heure et les moments de la journée. Toujours en se référant aux manuels, toujours le manuel... Là aussi beaucoup d'exercices.

Second mot clé, le vocabulaire, à chaque séance, une liste de cinq à six nouveaux mots à apprendre par cœur (les mots sont écrits en phonétique aussi) , ils les répètent les uns après les autres.

A la fin de la séance, j'ai évoqué avec le professeur le fait qu'en France, on faisait plus de situations de conversation et qu'on faisait travailler les élèves par groupe, malgré que le niveau soit beaucoup moins bon.
. Elle m'a dit que c'était bien, mais qu'ici, les élèves ne comprendraient pas qu'on les fasse travailler en groupe tout d'un coup, comme ça. En réalité, il faudrait déjà les en informer pour qu'ils puissent s'y préparer,  car pour eux, ce n'est vraiment pas habituel.

En Lituanie, il y a même des cours où l'on prépare les élèves à faire quelque chose: l'élève ne travaille pas, il écoute, il regarde, il s'informe sur ce que l'enseignant va lui demander de faire la prochaine fois. L'enseignant présente la manière dont il va travailler aux élèves, à chaque fois qu'un nouveau thème est abordé. Le professeur collabore avec sa classe et n'est pas oppressé par les programmes.
Certes, on prend le temps de le faire en France aussi, pour présenter des projets, mais en anglais, je n'en ai pas souvenir personnellement.

Et puis, en ce qui concerne la vie de l'établissement, les élèves ont cours de 8h à 14h (en Lituanie, ces horaires changent en fonction des établissements, certains finissent à 15h- maximum 16h); 10 minutes de pause entre chaque cours, 30 min aux alentours de midi.
Peu de surveillants, l'établissement est accessible, pas clos; les élèves peuvent même y rester le temps qu'ils veulent, pour travailler, se promener, jouer aux échecs, faire leur vie.
En Lituanie, on ne déroge pas aux règles mais on ne tient pas non plus à embêter les élèves avec ça. Il y a une grande part de responsabilité individuelle.


Viva la Vida !
Un état d'esprit très nordique finalement.
Très bonne expérience que cette matinée, à bientôt



lundi 16 mars 2015

- Geltona. Žalia. Raudona - Kovo vienuolikta


"Jaune.Vert.Rouge"; les couleurs du drapeau lituanien.

Bonjour à tous, j'ai du retard en pagaille dans ce blog. J'ai réussi la première semaine a être assidu mais là j'ai perdu le fil. Nous allons faire un retour en arrière, comme dans les plus grands romans et se replonger ce 11 Mars 2015 comme si vous y étiez, c'est parti Marty:

Salut,

Aujourd'hui, 11 mars, c'était férié en Lituanie. C'est la fête nationale. Les magasins sont ouverts. Le 11 mars 1990, c'est la date à laquelle la Lituanie a déclaré son indépendance, mais elle n'a été officialisée qu'un an après, en Juillet 1991.
Donc jour de fête.  De mémoire, c'est la première fois pendant un voyage à l'étranger que je peux assister à la fête nationale d'un autre pays, donc allons-y.

C'est une célébration très populaire évidemment.
Tous les bâtiments de la ville sont  ornées de drapeau .Les lituaniens se peignent le visage, portent des apparats tricolores...C'est un célébration du peuple, car c'est le peuple qui a construit l'histoire du pays. Les gens sont très enthousiastes. C'est aussi une manière de célébrer la ville de Klaipeda et son implication dans l'indépendance du pays, car cette année, ce sont les 25 ans de la déclaration d'indépendance.

les petits nenfants affichent leurs dessins


Toutes les écoles de la ville concourent en ce jour

C'est vrai que j'ai été impressionné par l'engouement suscité par cette célébration. Ce jour, tout le monde se l'est approprié, un peu comme si ce pays était une grande famille.



Au milieu de cette journée, la place de Klaipeda a accueilli le maire et les administratifs pour une célébration autour des symboles de la nation: le chevalier Vytautas, les bandelettes tricolores..S'en est suivi un discours du maire sous l'arche de Klaipeda. Je n'ai pas compris le discours mais je pense qu'il faisait allusion à l'avenir de son pays, j'ai entendu le mot "Ukraine"; J' aurai aimé qu'on me le traduise, mais bon, je ne  suis pas à l'ONU.


Quoi qu'il en soit, c'est un souvenir marquant pour moi,

mardi 10 mars 2015

čia ar išsinešti ? - kovo desimta (2)

"sur place ou à emporter ?"


Ah , cette phrase, qu'on l'entende n'importe où dans le monde, ça sent le miamiam !!!


Oui, point miamiam et  je vous le donne en mille:  en Lituanie, on mange très différemment qu'en France. C'est loin d'être la première de leur préoccupation. Manger, ce n'est pas un plaisir particulièrement reconnu.On mange pour survivre et si on a les moyens de survivre aussi.
A Klaipeda, il  y a énormément de restaurants, ouverts en continu de 10h à 23h, sans pause car pas de convention collective dans ce pays - en France,dans la restauration, on a droit à une coupure de 3 à 4 heures dans l'après-midi - . On peut manger ce qu'on veux, à n'importe qu'elle heure de la journée: envie d'une pizza à 11h, allez, tacos à 14h, allez, cappuccino à 19h, ouais. En général, les lituaniens mangent vers 14-16h, heure où les jeunes et les employés terminent leurs journées. Il existe des beaux restaurants, très jolis avec du mobilier moderne, des serveurs bien habillés, des bougies, des nappes, des belles assiettes, de l'argenterie...Wow. C'est la classe. Et dans l'assiette, ben bof. Le serveur ne te demande pas si c'est bon, c'est loin d'être son souci. Le resto, ça existe juste pour crâner, comme un sac Louis Vuitton. Tu sors d'un restaurant, et ben deux heures plus tard, tu retournes dans un autre, parce que t'as encore faim.
Un menu lituanien, c'est souvent la même composition: une soupe ou une entrée + un plat. Pas de dessert, à part du café, mais rien de très sucré. En soupe, on a souvent droit au bortsch, (voir photo) ou à la soupe aux choux (kopustu sriuba), Ou en entrée, salade de choux. Le plat, la spécialité, c'est la purée faite maison (bulviu kose) à la crème aigre ( grietinelé) avec un poisson ou une escalope de poulet. Sinon, il y a les chaînes de restauration qui font des pizzas en plastique, des tacos en carton..
Par contre, question prix, c'est peu cher, 3 euros pour un repas dans un cafétéria, ou 5 euros pour une grande pizza. ça va. A ce prix là, tu peux laisser un  pourboire équivalent au salaire horaire du serveur (1 euro).


Le bortsch, un truc de botch
Mais le mieux à faire en Lituanie, ça reste encore de faire sa petite cuisine chez soi, au moins tu fais autant de quantités que tu veux, tu manges ce que tu veux et t'es toujours satisfait. Bon ,de toute manière, tu es bien obligé de t'y plier.
Pâté de foie de morue !

Menu en russe...



Pirmas pamokymas prancūziskai - kovo desimta

"Premier cours en français"

Bon, bon, bonjour à tous et toutes


  • En ce 10 mars, ce fut ma première expérience en tant qu'enseignant dans une université. Je suis intervenu dans le cadre d'un cours de français en faculté des sciences humaines à l'université de Klaipeda. Ce que je peux en dire, c'est que l'enseignement du français est en déperdition totale. Raimonda, l'enseignante, m'a dit que la langue française ne fédère pas suffisamment et reste cantonnée à des éléments culturels, touristiques mais peu de situations courantes. Dans cette université, autant dire que ma présence était quand même utile. ça fait du bien de se sentir utile.

This is there !


Dans la formation en philologie de l'anglais et du français, les étudiants travaillent prioritairement sur des textes en anglais qu'ils traduisent et dont ils étudient les aspects culturels, sociaux. C'est certainement comme la section LEA du Mirail, mais je n'en sait strictement rien.
Raimonda m'attendait pour 11h30, j'ai fait du mieux que j'ai pu, mais je me suis encore trompé d'arrêt de bus, c'est un constante ici: les itinéraires changent d'un jour à l'autre mais on ne t'avertit pas, parce que,ici on s'en fiche, chacun se débrouille.

Donc, j'arrive dans les couloirs de l'université, bien sûr, c'est très calme, J'entre dans la classe et je fais ma petite présentation ( que je vous mets en PJ). Ce que je peux dire, c'est que mon public n'est pas très bavard: il connaît les rudiments du français mais  ne fait  jamais de conversation. C'est très difficile de les faire parler. Il reste assis devant un ordinateur à faire des exercices et à m'écouter religieusement. De plus, Raimonda leur a traduit  tout ce que j'ai dit en lituanien (!!!). Je n'ai pas voulu lui dire de ne pas le faire, mais c'est dommage quand même. C'est peut-être normal en Lituanie, je verrais bien ça au lycée la semaine prochaine.
Donc je lui ai posé quelques questions en français, et ils ont quand même réussi à sortir des mots mais on voit que certains étudiants ne sont pas motivés par l'apprentissage du français. Peut-être aussi parce que le français ne s'intéresse pas à eux. Personne ne connaissait le concept de francophonie.  Raimonda m'a confié que depuis l'indépendance du pays, les budgets liés à l'apprentissage du français ont été considérablement réduit. Le français est une espèce menacée en Lituanie. Finalement, on ne l'apprend pas partout de la même manière pour des raisons qui sont liées au quotidien, à l'intérêt que l'on y trouve. Le français ne fait pas vivre cette ville.
Néanmoins, cette matinée fut très instructive et je remercie l'ensemble des participantes.

Thumbs up 






dimanche 8 mars 2015

Journée de la f(l)emme - Kovo astunta



Le 8 mars, c'est la journée internationale du droit des femmes. En Lituanie, comme dans de nombreux pays de l'ex - union soviétique, il est courant d'offrir des fleurs aux femmes de son entourage (mère, filles, femmes, amies...).Cette journée est l'occasion pour elle de recevoir l'attention des hommes (amis, collègues, proches)  parce qu'elles sont des femmes. Je n'y vois pas d'autre explication.
Depuis hier, des petits étals vendent des tulipes, des jonquilles de toutes les couleurs, pour la modique somme de 0,80 euros la fleur. En Lituanie, quand on offre un bouquet, on doit prendre un nombre impair de fleurs, car un nombre pair, ça porte malheur. J'ai posé des questions à quelques étudiants qui vendaient sur ces étals, qui m'ont un peu parlé du symbolisme de cette journée :

V1: "offrir des fleurs le 8 Mars est un tradition dans notre pays, cela montre qu'on a de l'attention pour nos mères, nos filles, nos sœurs, nos épouses et toutes les femmes du pays. Tu en veux une ? "

Y: "Mais moi, je ne connais personne ici, je suis français, ma famille est en France"

V2: " C'est pas grave. Tu peux offrir ça à n'importe quelle femme que tu croises dans la rue" (!!)

Y: "Et c'est quoi comme fleurs ? D'où vient cette tradition ?"

V1: "Euh, je sais pas, c'est comme ça,  achète moi en une plutôt "

Bon, il faut s'y habituer. Les lituaniens ne sont pas très expansifs quand il s'agit d'aborder leur histoire et pourtant , le pays y est énormément attaché. De mon côté, je ne savais pas si je devais ou non me sacrifier à cette coutume, sachant que je ne connais personne dans ce bled.
Que faire ?



jeudi 5 mars 2015

Geros dienos- kovo penkta


Geros dienos signifie "bonne journée". - je dis ça aux commerçants, ils me répondent "atchou houss"-


Bonnes journées les deux dernières que j'ai passé ?

Hier, le 4, temps apocalyptique, je l'attendais avec impatience: pluie et neige mêlée. Pas le temps idéal mais journée cependant bien remplie, visite de la faculté de pédagogie, et de la bibliothèque municipale. N'ayant pas pris mon appareil, j'ai été pris au dépourvu.
Le soir même, retour chez soi compliqué, coupure générale dans tout l'immeuble. Tout a disjoncté.
La rue du 15 janvier en blackout total, pas d'internet, pas de lumière, pas de tv (mais sachant que je ne la regarde pas, ça ne change rien). Oui, la télé lituanienne, déjà je ne  comprends pas, et puis c'est kitsch !!! Toute la journée, c'est de l'accordéon, des chansons de l'eurovision et des émissions à sensation. En Lituanie, le plus petit fait de violence est largement repris par tous les médias, ne serait-ce que voler à la caisse des supermarchés, il existe des émissions qui diffusent des vidéos de surveillance de magasins, et d'autres qui retracent les patrouilles d'une police locale sur un laps de temps. Et puis, les émissions de compétitions de danse, de chorale, d'imitations, de hoola-hoop...entre les villes du pays. On aime beaucoup se mesurer les uns les autres, mais toujours dans une bonne ambiance.

Promenade au bord des docks et du port de la ville. Avec notamment le port de plaisance et le "pilies muziejus", le musée de l'ancien château, enterré sous une dalle de béton.
Dans ce musée, un tas de vestiges liés à l'histoire de la ville: Klaipeda et aussi Memel du temps de l’occupation allemande.on évolue dans cette sombre caverne comme dernier témoin d'un passé douloureux.
Le port est un endroit plus plaisant où les locaux aiment flâner et pratiquer la pêche au brochet et au hareng pour passer le temps. Le port fait vivre la ville et la ville le  lui rend bien.

Ce château, il est taupe !

                                               



Entrée du musée
                                                               




Morceaux de guerre

Le set du marin en mer






Le Basket jusqu'au bord des quais



                                                               

“Juodasis Vaiduoklis” -le fantôme noir- 




mardi 3 mars 2015

Labas vakaras - kovo trecias



Labas vakaras signifie "bonsoir"


 un point sur la météo. Depuis le début, rien de bien surprenant, Il fait froid, il y a du vent, il pleut, mais c'est bien plus supportable que ce que je pouvais penser. Comme Klaipeda située en bord de mer, bénéficie d'un temps bien plus doux qu'à l'intérieur des terres, une "douceur" relative certes.

Aujourd'hui, visite de l'université de Klaipeda, le bâtiment principal qui regroupe la faculté des sciences "scientifiques" et des sciences "humaines", si je puis dire.
Ce sont des anciens baraquements de l'armée allemande construit pendant l'occupation de la ville de Memel, au début du XXème siècle: brique rouge dominante mais université assez stylée,

                                                                     Loony-versité

Parcourir la ville est finalement assez simple,elle est de forme longiligne, un rectangle de 10km de long et 2 km de large où cohabitent 200.000 personnes. C'est vrai que la densité est assez impressionnante. Le quartier de Smiltyne est le poumon de la ville et regroupe la majeure partie de la population. Un type d'habitat collectif bien typique des années 70. (cf: Alexanderplatz)

                           


Tous les immeubles du centre se ressemblent, le doyen de l'université, que j'ai rencontré,  m'a dit que les immeubles de mon quartier sont sorties de terre vers la fin des années 50. C'est sûr que l'aspect extérieur porte des traces du passé. Les constructions plus récentes se trouvent vers le sud de la ville, et plus on descend plus c'est récent. La ville se développe continuellement et ses frontières pourraient encore évoluer à l'avenir.

Voilà pour aujourd'hui et plein d'autres billets sont en attente.

Viso

dimanche 1 mars 2015

Sveikas gyvas - Kovo pirmas


Traduction: vie saine

En Lituanie, c'est ce qu'on dit pour se saluer


Je suis donc arrivé en Lituanie, après un double périple en aéroport et trois heures de bus à travers la lande lituanienne.
Pendant ce trajet,  j'ai quasiment traversé le pays (Vilnius-Klaipeda), rien de très nouveau, la route est droite, sans dénivelé, c'est comme un Dax-Mont-de-Marsan multiplié par 1000 (on dort);
et j'ai bien compris qu'il y a deux mondes qui coexistent: des villes "à l’américaine" avec avenues quadrillées, grands centres commerciaux et immeubles à tout va; Et des champs de patate à l'abandon, dans de tristes campagnes privées du développement.
La première impression: calme. Dans l'aérogare de Vilnius (qui ressemble d'ailleurs plus à une gare), très peu de monde, peu de bruit, une ambiance austère, des toilettes avec des lavabos en forme de lavabos (qu'il est beau, qu'il est beau..) et puis un temps froid, et l'étranger, là, on le reconnait de suite. Il a son bonnet par 2°C alors que les lituaniens traînent en blouson.

Klaipeda: ville qui bouge pas mal; les taxis ne chôment pas. Les magasins non plus, ouverts de 6h à 23h. Les gens travaillent énormément, ils sont très mal payés. La vie est deux fois moins cher qu'en France. Les mystères de l'économie.



Mon studio est situé entre le centre ville et la zone portuaire. C'est un quartier avec des immeubles qui n'ont pas de volet. Les lituaniens ne font pas la grasse mat'.
Il est situé au Sausio 15 - Osio gatvé; c'est-à-dire "rue du 15 janvier".
Le 15 janvier, date importante dans l'histoire de Klaipeda: le 15 janvier 1923, les lituaniens reprennent Klaipeda, qui s'appelait alors Memel, à la France, qui l'avait elle-même repris aux allemands à la suite du Traité de Versailles. A ce jour, c'est le seul "conflit"qui a opposé la Lituanie, à la France. Tout un symbole.

                                 Le quartier, ouais l'quartier


A bien tôt;