mardi 10 mars 2015

Pirmas pamokymas prancūziskai - kovo desimta

"Premier cours en français"

Bon, bon, bonjour à tous et toutes


  • En ce 10 mars, ce fut ma première expérience en tant qu'enseignant dans une université. Je suis intervenu dans le cadre d'un cours de français en faculté des sciences humaines à l'université de Klaipeda. Ce que je peux en dire, c'est que l'enseignement du français est en déperdition totale. Raimonda, l'enseignante, m'a dit que la langue française ne fédère pas suffisamment et reste cantonnée à des éléments culturels, touristiques mais peu de situations courantes. Dans cette université, autant dire que ma présence était quand même utile. ça fait du bien de se sentir utile.

This is there !


Dans la formation en philologie de l'anglais et du français, les étudiants travaillent prioritairement sur des textes en anglais qu'ils traduisent et dont ils étudient les aspects culturels, sociaux. C'est certainement comme la section LEA du Mirail, mais je n'en sait strictement rien.
Raimonda m'attendait pour 11h30, j'ai fait du mieux que j'ai pu, mais je me suis encore trompé d'arrêt de bus, c'est un constante ici: les itinéraires changent d'un jour à l'autre mais on ne t'avertit pas, parce que,ici on s'en fiche, chacun se débrouille.

Donc, j'arrive dans les couloirs de l'université, bien sûr, c'est très calme, J'entre dans la classe et je fais ma petite présentation ( que je vous mets en PJ). Ce que je peux dire, c'est que mon public n'est pas très bavard: il connaît les rudiments du français mais  ne fait  jamais de conversation. C'est très difficile de les faire parler. Il reste assis devant un ordinateur à faire des exercices et à m'écouter religieusement. De plus, Raimonda leur a traduit  tout ce que j'ai dit en lituanien (!!!). Je n'ai pas voulu lui dire de ne pas le faire, mais c'est dommage quand même. C'est peut-être normal en Lituanie, je verrais bien ça au lycée la semaine prochaine.
Donc je lui ai posé quelques questions en français, et ils ont quand même réussi à sortir des mots mais on voit que certains étudiants ne sont pas motivés par l'apprentissage du français. Peut-être aussi parce que le français ne s'intéresse pas à eux. Personne ne connaissait le concept de francophonie.  Raimonda m'a confié que depuis l'indépendance du pays, les budgets liés à l'apprentissage du français ont été considérablement réduit. Le français est une espèce menacée en Lituanie. Finalement, on ne l'apprend pas partout de la même manière pour des raisons qui sont liées au quotidien, à l'intérêt que l'on y trouve. Le français ne fait pas vivre cette ville.
Néanmoins, cette matinée fut très instructive et je remercie l'ensemble des participantes.

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